Mamirolle

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Église St Pierre

 

« Deux Soeurs Mortuacienne »

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Ce village comporte 1 750 habitants (recensement de 2014). Le village a eu plusieurs noms, dont : Mamirolle depuis 1750, Mamyrolle en 1731, Mamirolle en 1547, Memiruelles en 1350, Memiroules en 1267, Mimiroles en 1267 et Mamirollis en 1120 qui fut le  premier nom de ce village.

Histoire du village.

Lors de la Révolution, Mamirolle appartenait au district de Besançon, au 19éme siècle le village faisait partie de l’arrondissement de Baumes-les-Dames c’est en 1819 qu’il fera partie du canton Besançon-Sud.
Mamirolle a eu à subir plusieurs sinistres dus aux feux : tout d’abord en 1706, où une grande partie du village fut détruite puis à nouveau en 1825 où l’incendie ravagea 17 maisons ; en 1893, un incendie criminel détruisit toute la partie Est du village.

Personne importante originaire du village :
François-Xavier Donzelot (1764-1843) Engagé volontaire en 1785, il fait partie des Armées du Rhin (1789-1797) puis de la campagne d’Égypte ; il est général de division en 1807, gouverneur de Corfou en 1808 puis de la Martinique en 1817. Son nom figure sur l’Arc de Triomphe.
Guillaume Pauthier (1811-1873) : orientaliste réputé, il a publié de nombreuses études sur l’Orient.
Charles-Bénédict Buchaillet (1875-1953) : Poète et professeur des langues sémitiques à Londres et au Caire ; il a écrit des poésies en langues Franc-Comtoise et Francoprovençale.
Pierre Dornic (1864–1933) : ancien directeur de l’école nationale d’industrie laitière de Mamirolle et qui donna son nom au degré Dornic.
Vincent Philippe (1978-) : Pilote de course de moto réputé.
Guillaume Coppola (1979-) : Pianiste Français
Lilian Renaud (1991-) : Vainqueur de l’émission The Voice 4.

C’est en 2006 que le jumelage avec Kostelec nad Černými lesy en République Tchèque a lieu.

MamirolleLe Blason, au 1er de sinople au chaudron l’or appendu à un crochet et accompagné en chef d’un fromage et en pointe de deux plaquettes de beurre, le tout d’or, au 2e d’azur à la vierge à l’enfant couronnée d’argent du lieu.
L’officialité du blason reste à déterminer.

Histoire de l‘église.

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On sait qu’une église fut donnée par la pape Calixte II en 1120 à l’abbaye Saint-Paul de Besançon. L’église semble avoir été bâtie sur le site qu’elle occupe aujourd’hui. Le bénitier encastré dans le mur droit du porche date du XIIIe siècle et parait être le dernier témoin des églises passées.

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C’est le 11 mars 1624 qu’un curé de Chalèze et un Donzelot fonda une chapellenie en l’honneur de Saint-Antoine. C’est au pied de cette statue que les Donzelot pourront inhumer leurs défunts.
En 1717, l’église fut recouverte d’une couverture en « clavins » ou « ancelles » qui ne fut pas de longue durée à cause d’un incendie qui dès le mois d’octobre 1737 entraînera la décision de couvrir le toit de tuiles. Le travail fut terminé le 3 avril 1741.
En 1770 la décision d’effectuer d’importants travaux est prise car l’église est trop petite et le clocher trop ancien. Le 3 août 1770, un architecte présenta des plans et un devis. On n’en n’apprendra pas plus sur l’ancien édifice. Mais ces rénovations ne furent pas suffisantes, c’est le 12 juillet 1772 qu’un autre architecte fit d’autres plans qui furent acceptés, les travaux sont confiés à Grandjacquet Jean-françois de Mamirolle. Le Clocher et la nef furent aussitôt démolis et le chœur protégé.

Les travaux prirent du retard et les paroissiens privés de lieu de culte louèrent une vaste grange à Claude Despré qui au bout de 18 mois réclama son bien. Il aura fallu attendre Noël 1775 pour ouvrir officiellement l’église au public et payer des dommages et intérêts à Mr Despré pour ne pas avoir libéré la grange à temps. C’est le 13 février 1776 que les habitants se réunissent et décident de réaménager l’église.
Lors de la révolution de 1789 l’église n’a pas eu à subir la lutte antireligieuse sur le plan matériel. Il a fallu attendre 1852 pour trouver quelque chose à raconter au sujet de l’édifice.
C’est en 1829 que le chœur sera rénové. La toiture de l’église fut refaite en 1984 en plaques de cuivre pour remplacer les plaques de zinc datant de 1841.

Histoire des cloches.

En 1770 lors de la rénovation de l’église et du clocher, on jugea la cloche de 500 livres  comme trop petite, on déclara également que le village ne l’entendait pas chanter. Elle fut remplacée en 1775 par une cloche de 1 200 livres fondu par la fonderie de Maurice Bourguignon à Besançon qui la livra le 6 juillet 1775.
Le 5 juin 1852 un devis sera posé pour une nouvelle cloche. En juillet 1865 la petite de 1775 fêlera, les fonds de la commune sont épuisée, le remplacement de la petite cloche sera remis à plus tard mais au mois de Septembre de la même année M. Bournez fondeur à Morteau viendra conclure un traité, par celui-ci M.Bournez fondera la cloche et rajoutera du métal pour attendre le poids de 750 Kg.
C’est le 4 novembre 1865, le Cardinal Mathieu envoya une lettre à M.Bournez le priant de ne pas procéder « à la refonte sans que les formalités légales aient été accomplies ».
Le 24 novembre l’Archevêque de Besançon écrivait pour dire sa bonne volonté à compléter le paiement de la refonte de la cloche après l’acompte résultant de la quête que l’on proposait d’effectuer.
L’électrification des cloches aurait mis un terme à des bousculades souvent voulues quand se présentaient les jeunes filles ou les femmes d’âge mûr, mais il aura fallu attendre un siècle.
En effet, elle fût réalisée en janvier 1953 par les soins de la maison Erlikon de Pontarlier pour la sommes de 396 000 Francs (anciens) qui vaudrait aujourd’hui approximativement 600 euros.

Pendant ce siècle comment assurait-on le service quotidien des cloches ?

Voici pour exemple l’adjudication qui fut faite en 1910.

« Décision du conseil paroissial du 22 décembre 1910 : L’adjudication de la sonnerie paroissiale aura lieu le dimanche 1er janvier 1911 pour toute l’année. Les soumissions seront déposées cachetées dans le tronc placé au bas de l’église (côté de la vierge). M. le curé (plus un membre du conseil au moins) en prendra connaissance à la sacristie devant les intéressés immédiatement après les vêpres.
Sera déclaré adjudicataire celui qui acceptant les conditions de la présente affiche, aura consenti le pris le moins élevé, garanti par le conseil jusqu’à concurrence de 80 fr.
Le sonneur est chargé de 3 sonneries de l’angélus, au point du jour, à midi et à la tombée de la nuit. Toutefois à l’époque des travaux, il sera exempté, sur sa demande, de la sonnerie de midi.
Les offices paroissiaux du dimanche et jours de fêtes seront annoncés 3/4 d’heure à l’avance par la petite cloche et et 1/4 d’heure auparavant par les 2 cloches. Pour les réunions de la mission, il sera alloué un supplément de 15fr.
Le traitement convenu sera assuré pour les sonneries spéciales également réservées au seul adjudicataire, soit : pour les enterrements, 0,75 fr. par cloche et par coup, pour les mariages et baptêmes, 1 fr. par cloche et par coup. Ces sommes seront remises directement au sonneur.
Chaque sonnerie devra durer 6 mn au moins.  »

L’acs aux cloches.

Pour aller admirer les belles dames de bronze, il faudra gravir 60 marches, pour commencer l’ascension nous devons prendre un petit escalier en colimaçon en pierre, pour ensuite monter deux paliers d’escalier en bois. Sur le chemin, nous pouvons admirer les combles de l’église. C’est tout en haut que nous observons deux cloches sur un beffroi en bois, renforcé par des élingues.

Les deux dames Mortuacienne.

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Cloche 1

Je m’appelle Antoine Gabrielle , je chante le Mi3 pour un poids de 1 046Kg avec un diamètre de 120cm.
J’ai été fondu par Généreux Constant et Émile Bournez à Morteau en 1852.

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Descriptif

N° 389 J’ai été fondue à Morteau par Généreux Constant et Emile Bournez, père et fils, le 20 septembre 1852, bénite à Mamirolle par Monsieur Briffe François Alexandre, curé de la paroisse, le 8 décembre même année.
J’aurai pour éternelle devise ces belles paroles : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu  » ; puissent les sons que je dois répandre dans les airs les graver profondément dans tous les cœurs.
Je m’appelle Antoine Gabrielle.
J’ai eu pour parrain M. Antoine Bernaud, maire de la commune, et pour marraine Melle Gabrielle Mercier, propriétaire au même lieu  »

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Cloche 2

Je m’appelle Jeannette Antoinette , je chante le Fa3 pour un poids de 752Kg avec un diamètre de 108,5cm.
J’ai été fondu par François Joseph Bournez à Morteau en 1866.

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Descriptif

M. Hyacinthe Mercier, maire de Mamirolle, m’a fait fondre.
M. Joseph Epiphane Beure, curé de la paroisse, m’a bénite.
1866 François Joseph Bournez, fondeur à Morteau.
M. Jean François Mercier, médecin à Bouclans, mon parrain, et Melle Eleonore Antoinette Drouhard, de Paris, ma marraine, m’ont nommée : Jeannette Antoinette.

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Le Reportage :

 

Remerciement :

Je tiens à remercier M. Huot maire de ce petit village pour m’avoir accordé le droit de monter, sonner et enregistrer les cloches de son village.
Mr Jean Duquet pour m’avoir accordé de son temps libre; je le remercie pour son accueil chaleureux et sympathique, mais aussi pour m’avoir permis d’apparaitre dans la presse (voir ci-dessous).

Ma première apparition dans la presse :

L’Est Républicain du 14 Octobre 2017

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Le Sonneur Comtois : Écriture et Montage.
M. Jean Duquet : Reprise de ces textes d’un livre nommé  » MAMIROLLE et son histoire « .

Mention à mes amis Suisses qui m’ont accompagnés lors de cette visite ; Mike alias           » Quasimodo Sonneur de cloche «  et Dom alias  » Valdom68  »

Article et vidéo soutenu par le village de Mamirolle.