Le Luhier

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Église Saint Hubert

 » Deux Sœurs de style lointain « 

Ce village a eu un seul nom avant  Le Luhier, qui est : Luyers en 1338, qui fut son premier nom. Le nombres d’habitants est de 212. (recensement de 2015)

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Histoire du Village

Le village est situé sur l’axe routier principal Maîche-Besançon. Lorsqu’on y passe, on ne peut pas manquer l’église qui y est. Une école communale d’époque est encore présente au village, son clocheton nous prouve qu’autrefois une cloche devait retentir pour l’école, malheureusement aucune résidente ne s’y trouve.

Deux fontaines remarquables, dont une couronnée d’une magnifique statue de Saint Hubert, patron du village. A la sortie du village, vous pourrez voir un édifice qui le surplombe, ce Sacré-Cœur fut construit par les Luhierois après la guerre de 39-45 en remerciement au Seigneur pour avoir épargné leur village.

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Personnages remarquables :

Claude Vernerey, prêtre, professeur de philosophie et de théologie au collège de Dole, premier vicaire épiscopal du Jura, directeur du séminaire de Besançon à la seconde élection en 1807 (ses antécédents révolutionnaires furent nuisibles à sa carrière.)

Histoire de léglise

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L’édifice actuel fut bâti au XVIème siècle sous le vocable de St-Hubert. La bâtisse fut entièrement restaurée en 1851, l’intérieur fut tout de même restauré à l’identique; on voit que l’intérieur de style gothique du XVème, est neuf et de toute beauté.
Les autels latéraux dorés brillent de mille feux lorsque le soleil se reflète sur ceux-ci.

L’église comporte plusieurs statues. Les deux au niveau du maître-autel sont des représentations de paysans. Sur l’autel latéral de gauche, une statue du Sacré-Cœur de Jésus. Deux autres statues sont visibles à l’extérieur.
Des vitraux sont disséminés partout dans l’église, et ce sont tous des donations.

Histoire du clocher

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DSC_0125Lorsqu’on entre sous le porche on constate l’oculus qui à servi à monter les cloches, aucun trou permettant de faire passer les cordes n’est visible, on en déduit alors que lors de la restauration de 1851 l’oculus fut conservé mais pas les anciens trous.

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Dans le clocher nous constatons l’ancien emplacement des volets qui permettais autrefois de protéger le clocher du vent et de la pluie.

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Le système de lancement est un Angelus II, une minuterie nous permet de programmer le temps de sonnerie à notre guise, il nous permet de choisir entre le mode « Volée », « Tinter » et « L’angélus ».

 

Lors de notre ascension, nous pouvons admirer l’ancienne horloge mécanique, aujourd’hui arrêtée. Nous constatons que l’horloge fut partiellement électrifiée pour le remontage des poids et l’entraînement des cadrans. Elle a été fabriquée par Prêtre de Rosureux.

Acs aux cloches

L’accès aux cloches commence par un escalier en bois nous permettant de grimper jusqu’à un premier palier où l’accès aux combles est possible. 3 autres escaliers similaires de 12 marches chacun nous permettent d’arriver à la chambre des cloches.

Les cloches

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Le clocher comporte deux dames de bronze ayant plus de 100 ans d’écart, la petite cloche est de 1774, et a des harmoniques gothiques; sa grande sœur, non datée, doit être de 1800 ~ 1905, elle a des harmoniques classiques. Ce duo harmonieux se distingue grâce à son écart d’âge, ce qui donne une sonnerie « grasse ».

Cloche 1

Je m’appelle Emilie Lucia , je chante le Mi3, pour un poids de 1028Kg, avec un diamètre de 119,3cm.
J’ai été fondue par A (Arthur) Farnier à Dijon.

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Description

Je m’appelle Emilie Lucia j’ai été baptisée par Mr Ferreux curé de Luhier j’ai eu pour parrain Joseph Emile Boillon et pour marraine Lucia Boillon épouse de Cyrien-Joliot Joseph Racine maire de Luhier Louis Boillon maire de Montbéliardot
Je loue Dieu et j’apelle le peuple à la prière

Signature : A Farnier fondeur à Dijon

Note : -13/100

Cloche 2

Je m’appelle Marie Geneviève, je chante le Sol#3, pour un poids de 459Kg, avec un diamètre de 93cm.
J’ai été fondue par C.J Cupillard à Morteau en 1774.

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Description

J’ai été bénite par Mr Pierre Louis Gedet curé de Laval on m’a donné pour parrain François Xavier Boillon de Laval et pour marraine Marie Geneviève Boillon de Montbéliardot Mr C J Boillon vicaire à laval J E Perrin 1774

Signature : Faite par C.J (Claude Joseph) Cupillard de Morteau

Note : -41/100

Le Reportage :

Remerciement

Je remercie très sincèrement M. Humbert.E Maire de ce bourg pour son accord de monter et faire sonner les cloches exceptionnellement, à Antoine.C qui m’a accompagné ce jour ainsi que son aide précieuse et Dom  » Valdom68  » pour la correction de l’article.

Soutenu par le village du Luhier

Reportage effectué le 06/05/2018 à 14h45
Le Sonneur Comtois

Provenchère

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Église Saint-Pierre

 » Deux générations de Farnier chantent à l’unisson « 

Ce village comporte 134 habitants (recensement de 2015). Le village a eu plusieurs noms avant Provenchère dont : Provanchières en 1626, Provenchère en 1614, Prouvanchieres en 1547, Prouvenchieres en 1405 et 1277 et Provenchieres en 1256 qui fut le premier nom du village.

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Histoire du village

Ce petit village surplombe la vallée de la Barbèche, son l’église est entourée de multiples habitations et de fermes, malheureusement lors de la Guerre de 100 ans le village fut entièrement détruit.
En direction de Peseux on peut admirer la chapelle de Notre-Dame de la Roche qui va prochainement avoir sa toiture restaurée. Un musée de la fromagerie est logé dans l’ancien local de fabrication du comté nommé  » Aux produits du terroir comtois « . La plupart des édifices publics ont été rénovés ces dernières années ce qui permet d’organiser des rassemblements avec le village voisin de Belleherbe et des environs dans de bonnes conditions.

Histoire de l‘église

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L’église fut construire en 1690, elle remplaça un édifice datant de 1134 qui abritait de rares vestiges gothiques dont une  » fenêtre à lancette « . La sacristie voûtée sur croisée d’ogives, semble être le bras d’une croix latine.
Les vitraux du lieu sont assez récents mais ceux-ci s’accorde très bien avec l’édifice entièrement rénové il y a environ 20 ans.

Les autels latéraux sont dédiés pour celui de droite à la vierge Marie et celui de gauche dédié au Sacré-Cœur de Jésus.

Deux statues sont à admirer derrière le maître-autel : celle de gauche, la Sainte Vierge Marie et celle de droite, St Joseph.

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Le tableau au centre des deux statues représente le vocable de l’église St-Pierre facilement reconnaissable à la clé qu’il à dans la main droite. (les clés du Royaume des Cieux)

 

Deux phrases sont lisibles dans le  Chœur : l’une sur la gauche et l’autre sur la droite :

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– Celle de gauche : « Et in terra pax Hominibus ».
Traduction : « Et paix sur la terre parmi les hommes ». 

 

 

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– Celle de droite : « Gloria in excelsis deo ».
Traduction : « Gloire à Dieu au plus haut (des cieux) ».

 

Nous pouvons voir au centre du maître-autel la cène, le dernier repas du Christ avec ses disciples, avant qu’il ne soit livré. Celui-ci en bois sculpté et couvert d’une fine couche dorée nous offre un spectacle merveilleux. La chaire à prêcher est elle aussi fabriquée à l’aide des mêmes matériaux.


Plafonds, revêtements muraux sont ici pour nous ébahir, ce lieu du reste est magnifiquement bien entretenu et soigné par les fidèles.

Personnes notables :

Les cousins Roch (Modeste et Joseph) nés à Provenchère, prêtres guillotinés à Besançon en août 1794.
Claude-Étienne Verdot, premier recteur d’école connu en 1685.
Prosper Verdot, né à Provenchère le 22 juillet 1800, prêtre, vicaire d’Étalans, puis du Russey, nommé vicaire général du diocèse de Besançon par le Cardinal Césaire de 1869 à sa mort en 1871. Auteur de différents ouvrages philosophiques et religieux.

Histoire des Cloches

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Le clocher en pointe, édifié au début du XVIIIème, s’appuie sur quatre massifs en pierre de taille. Celles-ci proviendraient de l’ancien château féodal de Provenchère, détruit par les Suisses ou par Louis XI et dont on ne peut voir que quelques vestiges.

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Sous le porche on peut voir l’oculus mais sans aucun trou pour faire passer des cordes. Nous pouvons en déduire que lors de la rénovation de l’église il fut conservé, mais le trou par lequel on sonnait les cloches depuis l’intérieur du clocher fut rebouché.

DSC_0222Le système de lancement des cloches est compteur  » Hager  » modifié pour nous permettre de faire chanter les dames de bronze par deux interrupteurs et une minuterie. Plus un interrupteur pour activer, désactiver l’angélus encore en fonction. L’horloge électrique intégré au système permet à l’angélus de sonner à la bonne heure, aucun marteau ne permet de faire tinter les 3 fois 3 coups.

L’accès aux cloches

L’accès aux cloches se fait par la tribune en prenant un porte, qui nous permet de pénétrer à l’intérieur du clocher juste au dessus du porche, d’ici nous pourrons prendre un premier escalier de 15 marches qui sont malheureusement en piteux à cause des excrément de volatile (chauve souris en particulier). Nous arrivons à un premier palier qui nous permet d’accéder aux combles de l’église et ou nous emprunterons un dernier escalier en forme de  U de 30 marches, pour arriver à la chambre des cloches.

Les Cloches

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Les dames résidentes à l’intérieur se comptent au nombre de deux. En nous approchant plus près de celles-ci et nous pourrons constater que nous avons devant nous yeux un duo de Farnier fondeur à Robécourt, avec une petite particularité cependant : nous avons une cloche de Georges Farnier et une autre de Ferdinand Farnier, le père de Georges. Deux générations ce sont croisées dans ce clocher, celle de Georges étant datée de 1928 et celle de Ferdiand de 1897.
La grande cloche est relativement classique par ses partiels, la petite quant à elle est moins précise et sa prime est relativement haute.

Cloche 1

Je m’appelle Victorine Caroline , je chante le Fa3 pour un poids de 730Kg avec un diamètre de 110cm.
J’ai été fondue par Ferdiand Farnier à Robécourt en 1897.

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Descriptif

1691 Laudate in tympano et choho et exeoin ingressu seu egressu in transitu et fine venerabilisse in D. Richard Daigneyhugus eclesiaet parochus de Provenchère curatus cum Joanne san ton de Rosiere patrino et Joanna Margarita villier uxore Claudi Racine junioris de Provenchère Matrina me fondi curavit anno ut supra
Je m’appelle Victorine Caroline j’ai été baptisée l’année 1897 par Mr A.Boillot curé de Provenchère j’ai eu pour parrain Victor Dubois et pour marraine Caroline Verdot de Provenchère

TRADUCTION : 1691. Louez-le sur le tambourin et avec des danses à l’entrée et aussi au franchissement du passage de la mort. Vénérable D. Richard Daigney Hugues curé de la paroisse de Provenchère, offerte par Jean de Rosière parrain et Jeanne Marguerite Villier, Claude Racine jeune de Provenchère marraine, m’a fondue l’année ci-dessus.

 

Signature : Ferdinand Farnier fondeur à Robécourt, Vosges

Note : Fa3 – -4/100

Cloche 2

Je m’appelle Marie Anaise , je chante le Sol3 pour un poids de 364Kg avec un diamètre de 82,8cm.
J’ai été fondu par George Farnier à Robécourt en 1928.

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Descriptif

Laudat in tympanVet choruet in eorum ingressu seu egressu in transitu et fine.
L’an 1928 j’ai été bénite par Mr Mougin Justin Joseph curé de Provenchère j’ai eu pour parrain Mr Mulleminroy Auguste maire de Provenchère
Et pour pour Marraine Soeur Marie Anaise de Mouge du couvent de la Marne prés Besançon.
Vuillemin Roy auguste Maire schelle Charle adjoint.

TRADUCTION : Louez-le sur le tambourin et avec des danses à l’entrée et aussi au franchissement du passage de la mort.

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Signature : George Farnier fondeur à Robécourt (Vosges)

Note : Sol3 – +33/100

Le reportage

Remerciement

Je remercie très sincèrement M.Roy.C Maire de ce bourg pour son accord de monter et faire sonner les cloches exceptionnellement, à mes trois amis qui mon accompagné ce-jour Mike  » Quasimodo Sonneur de Cloche  » que je remercie plus particulièrement pour son analyse du son des cloches et de son immense aide précieuse, Dom  » Valdom68  » et Stéphane.S.

 

Source : Site de l’histoire de la Fonderie de Robécourt

Soutenu par le village de Provenchère

Reportage effectué le 06/05/2018 à 15h45
Le Sonneur Comtois