Mont-de-Vougney

Mont-de-Vougney 25120
Église St-André

 » Un mystère de la révolution et une vosgienne « 

Ce village comporte 176 habitants (recensement de 2015). Le village a eu plusieurs noms avant Mont-de-Vougney dont : La Chapelle du Mont de Vougney, Sur le mont de Voigney en 1667, Mont de Voingny en 1600, et Mont de Voigny en 1048 qui fut le premier nom du village.
L’ancienne commune de Le Friolais a connu plusieurs noms : Le Friolet en 1747 et Le Frioley en 1386 qui fut sa première appellation.

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Histoire du village

Le Village est situé à 7 km de Maîche, à l’extrémité Ouest du Plateau de Maîche. Il domine la vallée du Dessoubre et le site de Varin.

C’est en 1973 que Le Friolais fusionne avec le Mont-de-Vougney donnant naissance à la commune du Mont-de-Vougney. Il s’agit d’une petite commune perdue au milieu des champs qui laisse place à des point de vue magnifiques à 962m d’altitude ( point le plus haut ). Les grottes dispersées un peu partout sont autant de témoignages de la préhistoire. La plus connue est la grotte de Dérable qui se situe à 100m du Mont des Pauvres, au lieu-dit Roches des Lavières.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, le marquis des Combes de l’Auge est attaqué par le Groupe Mobile de Réserve en février 1944, où 5 résistants sont tués.

Le Mont-de-Vougney est reparti en plusieurs lieu-dits comme :
– Le Mont de la Chapelle avec l’église, le cimetière, la mairie et la salle de convivialité, qui est le « cœur du village »,
– Le Hameau tout au fond du village, appelé aussi par les anciens  » le Mont des Pauvres « .

Histoire de l’église

L’édifice fut bâti au XVIIème Siècle et a pour vocable St André. On peut lire au-dessus de l’arche d’entrée la date de 1637. Et à l’intérieur de cette arche on peut admirer une représentation de St André avec sa croix et son livre en bois polychrome de qualité rare.


On peut constater la présence de boules apotropaïques : demi-sphères aménagées dans la pierre lors de la taille pour protéger l’église de tout maléfice. On peut voir que les bancs de droite ne sont pas les mêmes que ceux de gauche; peut être pour que les paysans et les bourgeois soient séparés lors des offices.
Le toit de l’église fut restauré pour mettre en place un système de drainage pour préserver au maximum cette belle bâtisse de l’écoulement des eaux.

Deux autels latéraux sont présents dans l’édifice celui de gauche est dédié à la Sainte Vierge Marie, celui de droite est dédié à un Roi mage.

L’église est très lumineuse malgré le fait que la peinture soit abimée par le temps, elle offre grâce au vitraux un spectacle de couleurs lorsque le soleil reflète ceux-ci au sol.


H
istoire des Cloches

Le clocher est construit en grosses pierres de style roman, il n’est pas très haut mais abrite 2 cloches dont une pré-révolutionnaire. Le cloche 1 est une belle oeuvre de Farnier, possède une quinte très basse inférieur de presque un demi-ton, et une octave inférieur relativement basse également. La cloche 2 la plus mystérieuse de toute est relativement classique pour son époque, fondeur peu connu et pour un même inconnu, N et JB Boulanger, sont juste Père et Fils, fondeur de Suisse déjà connu, mais leur oeuvre ce font rare, C Boiey n’est pas connu du tout aucun n’écris ni même d’archive parlant de lui.

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IMG_0983Le tableau de commande est celui que je préfère car il est simple d’utilisation et comporte tout ce qu’il faut : commande de l’angélus, des tintements (ici dysfonctionnelle pour la petite cloche qui n’a plus de marteau) et de la volée des dames.
C’est un système Bodet qui ici reste entretenu par la maison Prêtre & Fils de Mamirolle. On constate que la minuterie n’est plus celle d’origine.

Une horloge électrique qui permet de faire tinter les 3 fois 3 coups de 7h, 12h et 19h suivis de l’angélus. L’église ne possède aucun cadran.

L’accès aux cloches

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L’accès commence sous le porche par un petit escalier en bois nous faisant passer par une trappe pour atteindre un premier palier où sont stockés quelques vieux objets. Nous prendrons ensuite un autre escalier nous menant à un deuxième palier où se trouve l’horloge électrique. Et ou nous emprunterons un dernier escalier où nous devrons escalader des élingues. Notre ascension terminée nous pouvons admirer deux dames de bronze, résidant dans le beffroi en bois renforcé lui aussi par des élingues.

Les Cloches

Elle se compte au nombre de deux, la grande nous viens de nos voisin proche, Farnier de Robécourt et la deuxième nous viens de fondeur peux connu dans la région mais surtout pré-révolutionnaire. La cloche 2 nous cache un mystère qui est C. Boiey fondeur inconnu, mais nous connaissons bien les fondeurs Boulanger, Nicolas qui viens de France et son fils IB Jean-Baptise, 3 fondeurs on travaillé pour établir cette petite dame de bronze.
La grande cloche possède une quinte très basse, la petite elle possède des partiels relativement classiques pour son époque.

Cloche 1

Je m’appelle Delphine Clautilde , je chante le Fa#3 pour un poids de 730Kg avec un diamètre de 107,6cm.
J’ai été fondue par Ferdinand Farnier à Robécourt en 1875.

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Descriptif

L’an 1875 j’ai été par Mr l’abbé Droit curé de la paroisse et Mr l’abbé Roussin curé à RUPT Haute-Saône. J’ai été fondue sous l’administration de Mr Risse Horace Edouard Maire de Mont-de-Vougney et de Mr Robert Joseph Marcel Maire de Friolais. La commune de Friolais a contribués pour 755 francs.

Commune de Mont-de-Vougney j’ai pour parrain Piquignot Cictor Celestin conseiller municipal et pour marraine Brun Victoire Delphine son épouse.

Commune de Friolais j’ai pour Parrain Robert Marcel Joseph Maire et pour Marraine Mougin Marie-Josephe Clautilde son épouse.

Je m’appelle Delphine Clautilde.

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Signature : Ferdinand Farnier Fondeur à Robécourt Vosges

Note : Fa#3 – -35/100

Cloche 2

Je m’appelle Claudi Maria  » Claude Marie « , je chante le La#3 pour un poids de 367Kg avec un diamètre de 85,9cm.
J’ai été fondue par N. Boulanger et C Boiey et JB Boulanger en 1742.

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Descriptif

Latin :

+ LAVDATE DEVM IN CYMBALIS BENESONANTIBVS S° TRINITATI HONOR ET GLORIA MONT PATRINVS D. RICHARDVS MAIROT (main)

VICAR. DICTI LOCI MATRINA CLAUDIA MARIA FLACOLET SPONSA I.B. PIERRE DE SVRLEMONT DIMIDIVM PRETII AD BROCARD (main)

VICAR DE CHARQVEMONT DEFVNCTO.

Français :

Louez Dieu avec des cymbales retentissantes. A la Sainte Trinité Honneur et Gloire.

Parrain M. Richard Mairot vicaire dudit lieu, marraine Claude Marie Flacolet, épouse de Pierre de Surlemont, de moitié prix par Brocard, vicaire de Charquemont défunt.

Signature : Nicolas (N) Boulanger et C Boiey et Jean Baptiste (J B) Boulanger mon fait l’an 1742

Note : La#3 – 1/100

Le Reportage :

Remerciement :

Je remercie sincèrement M. P.Godin Maire du village pour l’autorisation de monter au clocher et de faire sonner les cloches exceptionnellement. M. JP. Etevenard pour nous avoir accordé de son temps libre pour nous ouvrir les portes du clocher.
G.Lavignotte pour la correction de l’article ainsi que Mr Krafft Pascal campanologue Alsacien pour son temps pris à traduire le latin, un combat de plusieurs heures de travaillent en résulte.

Mention à mes amis Suisses qui m’ont accompagnés lors de cette visite ; Dom alias  » Valdom68  » et plus particulièrement à Mike alias » Quasimodo Sonneur de cloche «  pour m’avoir aidé à connaitre les origine de N. Boulanger et d’avoir analyser le son des cloches. Ainsi que S.Sellas un ami qui nous as accompagné ce jour là.

 

Source : Site de l’histoire de la Fonderie de Robécourt

Soutenu par le village de Mont de Vougney

Reportage effectué le 06/05/2018 à 14h30
Le Sonneur Comtois

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